Histoire du CHM

Un développement de l’hospitalisation sur Mayotte à la fois ancien...
 
La situation sanitaire et ses caractéristiques liées au climat tropical, a amené très rapidement les pouvoirs publics à construire un hôpital sur l’îlot de Dzaoudzi en 1848 (prise de possession de Mayotte en 1841).
Toute l’administration étant concentrée sur Petite Terre, cet hôpital a été le centre de développement du système de soins sur toutes les Comores.
Le personnel était essentiellement composé de militaires pour le personnel médical et de congrégation pour le personnel non médical.
Les conditions de fonctionnement était rudimentaires et la gestion du personnel était alors peu professionnalisée.
De 1848 à 1975, cet hôpital est resté l’hôpital référent pour l'ensemble de l'archipel des Comores.
...Et récent
 
De façon extrêmement modeste, le site de Mamoudzou s’est développé du fait de l’isolement de l’hôpital de Petite-Terre.
La création du site de Mamoudzou date des années 30, sous la forme très limitée d’un poste de vaccination périodique.
Les personnels étaient des personnels d’origine malgache car il existait, et existe encore aujourd'hui, sur la grande île des centres de formation à la médecine notamment à Tananarive. 
A la fin des années 30, un médecin mobile sillonnait Mayotte pour assurer les soins prinmaires. Il existait également quatre dépôts de quinine (la population mahoraise stagne dans les années 30 autour de 13 000 habitants).
 
L’hôpital est réellement créé en 1960.

  • En 1968 l’hôpital est doté d’un centre de consultations, de lits d’hospitalisation et d’une maternité (capacité de 38 lits au total),
  • En 1976 les deux hôpitaux sont gérés par la collectivité territoriale. Dzaoudzi compte 43 lits (10 lits de médecine homme, 10 lits de médecine femme, 10 lits de pédiatrie, cinq lits d’urgence, 8 lits de maternité ainsi que de cabinets médicaux, un cabinet dentaire, une salle de radiologie). Le site de Mamoudzou compte 47 lits (20 lits de médecine, 10 lits de chirurgie, cinq lits de pédiatrie, cinq lits postopératoires, 7 lits de maternité, cinq lits pour les lépreux…).
 
 
Un développement tardif mais volontariste (1990, 2014) : 
 
Là où en Métropole le développement de l’hospitalisation publique s’est réalisé dès les années 60, il faudra attendre les années 90 à Mayotte pour constater cette même évolution :
 
  • le 20 décembre 1996 une ordonnance a transformé l’hôpital en un établissement public de santé disposant de l’autonomie administrative et financière et relevant de la compétence de l’État,
  • En 1996 les hôpitaux disposent de 121 lits avec 78 lits à Mamoudzou et 43 lits à Dzaoudzi.
  • En 1996 les maternités rurales passent sous la responsabilité du Centre Hospitalier de Mayotte (56 lits),
  • C’est réellement dans les années 2000 que des travaux importants ont permis l’extension des capacités du Centre Hospitalier de Mayotte (et en parallèle de son budget). La capacité en lits du CHM est de 298 en 2010. 
  • L’hôpital évolue du stade de « grand dispensaire tropical » à celui d’hôpital moderne avec notamment deux grandes phases de travaux (première tranche inaugurée le 16 février 2002, deuxième tranche entre 2008 et 2011
  • En 2003 ouverture de la nouvelle réanimation et du nouveau bloc opératoire,
  • En 2004 intégration de tous les dispensaires et création d’un hôpital de référence par zone avec une maternité est un service d’accueil d’urgences médicales et de consultations,
  • 2005 création d'un SMUR 
  • De 2008 à 2011 transfert du plateau technique et hospitalisation dans les nouveaux bâtiments de la zone A, seules certaines consultations restant encore dans les anciens bâtiments,
  • 2008 Achat du caisson hyperbare,
  • 2012 I.R.M.
  • 2014 Inauguration du 101ème SAMU de France 
  
Un hôpital qui apporte une réponse à des besoins très importants :
 
  • Une augmentation très importante de la population (comprise entre 220 et 300 000 habitants),
  • Une précarité d’une partie importante de la population (25 % des habitants n’ont pas accès à un point d’eau individuel à domicile),
  • Un habitat insalubre,
  • Une survivance de certaines pathologies 
  • Une émergence de maladies chroniques notamment le diabète, maladies de l’appareil respiratoire…
  • Une légitime demande de soins de même niveau qualitatif que dans les autres départements français
  • Un éloignement géographique complexifiant la gestion des parcours de prise en charge
Share by: